Charte

 

Tous les jours, les évènements que vie notre société nous montrent que le bonapartisme, dans ses principes et ses idées maitresses, est la solution qui peut être apportée à notre pays. Cela étant posé, l’on se rend compte que les bonapartistes, au lieu d’avancer en rangs serrés, sont dispersés et ainsi diminuent l’impact de leur voix et de leurs actions.

 

L’heure n’est plus à la division mais bien au contraire à l’union de tous les bonapartistes. C’est pour cela que nous annonçons la naissance de :

 

L’Union Bonapartiste

 

Ce rassemblement a pour but de confédérer les divers mouvements bonapartistes existant ainsi que tous les bonapartistes, napoléoniens et « républicains » qui se reconnaissent dans les principes et les idées que nous ont légué nos deux Empereurs mais aussi nos prédécesseurs de l’Appel au Peuple.

 

Loin de tout folklore et voulant s’inscrire dans le combat politique du XXIème siècle, l’Union Bonapartiste entend mutualiser tous les moyens, légaux, qui lui permettront de porter haut les couleurs du bonapartisme et d’une certaine idée de la France.

 

*****

 

A ceux qui initient l’Union Bonapartiste et à tous ceux qui professent avec lui une certaine communion d'idées et de tendances, on est en droit de poser tout d'abord cette question : « quelle est la convergence entre le bonapartisme du XXIème siècle et le Prince Napoléon ? »

 

Question secondaire en elle-même tant il est vrai que le bonapartisme actuel s’inscrit dans le « combat » républicain. Question importante pourtant, en ce qu'elle répond à des rancunes mal assoupies, à des colères toujours vivantes, à des peurs et des préjugés infondées. Expliquons-nous à ce propos sans l'ombre de réserve ou d'arrière-pensée.

 

Cela posé si, dans la pensée de quiconque nous interroge et peut nous tenir pour « suspects », être bonapartiste c'est pousser le dévouement jusqu'à la bassesse, le respect jusqu'à l'adulation, la déférence jusqu'à la servilité. S'il faut, pour être bonapartiste et pour être considéré comme tel, honorer dans l'homme qui est investi du titre de Prince Napoléon, non la continuité vraiment honnête des principes napoléoniens mais le nom lui-même; si, au lieu d'estimer dans le chef de la Famille Impériale les qualités et la fidélité qu'il déploie dans les principes de ses ancêtres, il nous est prescrit de nous « humilier » devant un simple titre dont dispose le Prince ; si l'on attend de nous que nous abjurions au profit d'une personnalité, si haute qu'elle puisse être, les convictions, la fierté, l'estime de nous même, tout ce for intérieur qui est le droit et le refuge de notre combat ; si l'on veut enfin que nous soyons d'aveugles partisans et non des fidèles à une certaine idée de la France : Non. Les bonapartistes n’ont aucunes convergences avec les tenants d’un dynastisme impérial d’un autre temps.

 

Si, au contraire, l'on nous sollicite d'exprimer l'espérance et de formuler le vœu que le Prince Napoléon recueille effectivement la succession, dans les conditions que nous tracerons plus loin, des idées napoléoniennes; si l'on invoque notre concours loyal et dévoué à cette continuité des principes, dans laquelle nous voyons la solution politique d'une situation dont tous les esprits envisagent avec quelque inquiétude l'échéance plus ou moins lointaine ; si, en un mot, l'on daigne consentir à ce que nous soyons ce que nous sommes : les serviteurs d'une cause et non pas les desservants d'un culte ; En ce cas et en ces termes : Oui, nous le professons hautement, nous sommes dynastiques dans le cas où le Prince Napoléon relèverait le drapeau que la Famille Impériale a laissé choir il y a quelques années et s’inscrirait dans le combat politique actuel.

 

Et si notre dévouement, ainsi défini dans sa franchise et dans ses réserves, n'a pas la fortune d'être agréé, il n'en sera pour cela ni moins loyal ni moins actif. Nous ne nous sentirons nullement humiliés de défendre, malgré eux-mêmes et contre eux-mêmes peut-être, membres de la Famille Impériale actuelle, des intérêts que nous croyons être ceux de la France. Volontaires de la première heure, nous ferons campagne sans être d'aucune coterie, encore moins d'aucun troupeau, mais sans abandonner jamais le poste que nous nous sommes choisi, et en souhaitant au bonapartisme, du fond de notre coeur, de n'être jamais plus mal servi par la discipline de ses « réguliers » que par l'indépendance de notre combat.

 

Notre Idée se développera d'elle-même au courant de cette charte. Mais il nous convenait de formuler dès la première page notre position à l’égard de la Famille Impériale pour être plus à l'aise dans l'exposition de nos vues et pour qu'aucun malentendu ne pût s'interposer entre nous et ceux susceptibles de nous rejoindre.

 

*****

 

Le but de l’Union Bonapartiste : repenser l'idée napoléonienne, remettre la "doctrine" bonapartiste dans le débat idéologique en les adoptant à notre siècle. Rassembler les Français et sympathisants étranger autour des idées bonapartistes. Passer à l'action concrète par un travail militant de tous les jours mais aussi impliquer le courant bonapartiste dans l'actualité politique en participant aux débats de société et aux diverses consultations populaires.

 

Croyant aux bienfaits de l’action politique, l’Union Bonapartiste refuse l’idéalisme, le romantisme, l'utopisme de ceux qui défendent leurs convictions en fuyant la vérité, colportant ainsi, par leur attitude, les germes de l’aigreur, de l’amertume et du désespoir. Il ne s’agit pas pour l’Union Bonapartiste de témoigner, mais de combattre, c’est-à-dire d’inscrire nos idées dans le réel. Notre combat : l’esprit de vérité sans tabou.

 

Nous n'acceptons d'être classé ni à Gauche, ni à Droite. L’Union Bonapartiste n'est pas un mouvement de réaction tourné vers un passé glorieux mais au contraire un mouvement de progrès social et économique dans le respect de la souveraineté et de l'autorité. Nous n'oublions pas que c'est le retour vers la "réaction" qui a conduit le parti bonapartiste à sa perte à la fin du XIXème siècle.

 

L’Union Bonapartiste ne peut trouver d'adversaires irréconciliables que dans les mouvements d'extrême droite, où l'on condamne les principes de la Révolution et parfois aux relents racistes et antisémites, dans les mouvements d'extrême gauche antinationaux et englués dans une chimérique lutte des classes, enfin les mouvements qui répudient l'idée d'unité et d'indivisibilité de la Nation et sa souveraineté. Mais attention, rejeter ces mouvements ne veut pas dire rejeter tous ceux qui s'y trouvent car parmi eux l'on peut trouver des bonapartistes qui s'ignorent ou qui se sont éloignés. Aux bonapartistes fidèles d'aller chercher ces "brebis égarées" là où elles se trouvent en sachant être persuasifs et attractifs.

 

L’Union Bonapartiste sera aussi de tous les combats pour la défense de la mémoire de nos Empereurs, à la sauvegarde du patrimoine napoléonien quel qu’il soit. Il se battra aussi pour qu’enfin les cendres de la Famille Impériale, en exil même dans la mort, retrouve la terre de France.

 

Nous le disons haut et fort :

 

Nous sommes bonapartistes parce que les Napoléon sont les véritables fondateurs de l’Etat moderne et qu’il est juste de s’inspirer de leur exemple et de leur doctrine pour gouverner un Etat moderne.

 

Nous sommes républicains parce que le régime républicain nous parait le meilleur terrain de réalisation des principes bonapartistes. Parce que la majorité du peuple français est fermement attachée à la forme républicaine du gouvernement.

 

Nous sommes démocrates parce que le pouvoir exercé pour le peuple doit être contrôlé et surveillé par le peuple. Parce que le référendum est la meilleure réalisation d’une démocratie politique. Parce que la participation est la meilleure démocratie sociale.

 

Nous sommes autoritaires parce que l’autorité est nécessaire pour le maintien des libertés et de l’ordre dans la rue, dans l’économie, dans la société mais aussi au coeur de l’Etat et de la fonction publique.

 

*****

 

« Le nom de Napoléon est à lui seul tout un programme. Il veut dire à l'intérieur: ordre, autorité et bien-être du peuple; à l'extérieur: dignité nationale. »

 

« Le peuple, et en cela il a raison, aime les solutions nettes, il ne s'enflamme pas, pour n'importe qui ou pour n'importe quoi. Il veut un programme bien défini, un drapeau bien teinté et surtout largement déployé. En un mot il veut savoir où on le mène, sans quoi il refuse de marcher. La politique du drapeau en poche n'a jamais trouvé et ne trouvera jamais une majorité en France. C'est en politique surtout que la ligne droite est le plus court chemin d'un point à un autre. Suivons-la donc. »

 

Fidèles à ces deux visions de la politique napoléonienne, l’Union Bonapartiste entend construire son action politique dans un esprit patriote et social.

 

Le bonapartisme défend des valeurs fortes sans pour autant s'enfermer dans un dogmatisme doctrinaire figé et passéiste. Le bonapartisme est tourné vers l'action politique, action qui alliée à la pensée permet de réagir en fonction des circonstances dans le seul intérêt de la France et des Français.

 

Faire de la politique, c'est travailler à faire adhérer les femmes et les hommes du pays à un projet, à une certaine idée de la France. La tache n'est pas aisée car si tout le monde se plaint, personne n'agit ! Ceux, qui veulent bouleverser ce cercle en empruntant les chemins du politiquement incorrect, sont cloués au pilori par la bien pensante classe politique mais aussi par les profiteurs de ce système. Il faut arrêter de les absoudre et proposer d'autres solutions.

 

Face au politiquement correct qui a envahi la classe politique, le monde napoléonien mais aussi la plupart des citoyens, les bonapartistes doivent avoir le courage de leurs opinions. Ils doivent recréer l'esprit, bousculer les normes, faire vibrer la jeunesse, réveiller ceux qui n'y croient plus, faire comprendre à ceux qui réclament sans cesse qu'ils ont aussi des devoirs. Il faut aussi avoir le courage de dire la vérité, d'expliquer où en est la France et où elle va.

 

A l'heure d'un nouveau siècle et d'un nouveau millénaire, les bonapartistes souhaitent une France vigoureuse et ambitieuse et qui sache que l'esprit bonapartiste et "bleu - blanc - rouge" n'est pas périmé, bien au contraire. Ce que veulent les bonapartistes, c'est une France grande et belle. Pour cela ils doivent crier leur vérité !

 

La Souveraineté populaire, plus connu chez les bonapartistes sous le nom de l'Appel au peuple, nous l'entendons comme la participation plus directe des citoyens dans les affaires de leur pays. Par ce que tout ce qui se fait sans le peuple est illégitime, nous voulons l'élargissement du champ d'action du référendum pour aborder les questions de sociétés ainsi que celle touchant à l'intégrité même de notre Nation.

 

L'Indépendance nationale afin de permettre à notre pays d'être libre de ses politiques tant nationales qu'internationales. Pour cela, nous préférons travailler à la construction d'une Europe confédérale, respectueuse de chaque nation qui la compose, en lieu et place d'un conglomérat fédéral visant à la dissolution de toutes identités nationales. Nous voulons aussi que notre pays regarde vers le grand large, tant du coté de la Francophonie que du reste du monde avec la mise en place de véritables politiques d'échanges.

 

Le Progrès social est un vaste chantier touchant à de nombreux domaines. Il faut rénover en profondeur l'enseignement et la formation, clés de voûte de la société de demain. La famille ne doit pas être oubliée car elle est une trame élémentaire de la collectivité sociale tant par le socle qu'elle représente que pour le développement de la démographie nationale. Il nous faut proposer un nouveau contrat économique et social mobilisateur, il s'articule autour de la réconciliation du travail et du capital avec la Participation, de la mise en place d'une cotisation sociale unique sur la consommation, la TVA Sociale, en lieu et place des charges sociales pesant sur le travail, une politique forte du logement, une incitation à entreprendre grâce entre autre à une nouvelle politique fiscale, une véritable politique d'assimilation.

 

L'Autorité, à ne pas confondre avec l'autoritarisme et un quelconque penchant à la dictature, n'est autre que la prise de conscience, par tous, Etat et citoyens, que l'on a autant de droits que de devoirs. L'Etat et les administrations de notre pays doivent montrer efficacité et probité. Subsidiarité, déconcentration, décloisonnement et modernisme doivent être les pièces maîtresses d'une réforme attendue et voulue, la défense d'un véritable service public efficace est à ce prix. Nous demandons une politique intransigeante contre toutes les délinquances, des "cols blancs" aux pires pervers, en contre partie nous demandons une justice efficace et respectueuse de lois et libertés. Nous proposons aussi la mise en place d'une véritable politique de l'immigration, se situant entre le laxisme des politiquement corrects et l'exclusion et le rejet, une immigration contrôlée et misant sur le donnant- donnant avec les pays concernés.